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Le Conseil municipal vote un budget 2014 sans surprises

Dans le bulletin municipal de janvier 2014, la municipalité a présenté le budget 2014, dernier budget avant les élections. Présenté comme un budget sobre et économe, il insiste énormément sur l’absence d’augmentations d’impôts pour la quatrième année consécutive.

Un budget de fonctionnement excédentaire

Fait assez rare en temps de crise, le budget de fonctionnement de la ville de Metz pour 2014 est excédentaire : face aux 161 millions d’euros de recettes (en hausse de 1,8 % par rapport à 2013), la ville a prévu 149 millions d’euros de dépenses (+1,4 %). Les 12 millions restants sont dévolus aux investissements, dont le budget s’élève à 42 millions d’euros. Les emprunts s’élèvent à 6,5 millions d’euros (-29 %), soit environ 15 % du total des investissements.

La dette de la ville s’élèvera à 15,6 millions d’euros, soit environ 130 euros par habitant, ce qui en fait une des plus faibles de France. En comparaison, la moyenne nationale pour les villes de plus de 100 000 habitants est de 1 080 € par habitant.

Durant le Conseil municipal, le débat a largement porté sur la valeur de la dette. Si celle-ci augmente fortement entre 2013 et 2014 – ce qui est dénoncé par l’opposition – elle reste très légèrement inférieure à son niveau de début de mandat. La droite a également dénoncé l’augmentation continue des dépenses de fonctionnement par habitant durant le mandat (+25 % en cinq ans).

L’UEM, poule aux œufs d’or

Grâce à la persévérance du prédécesseur de M. Gros, Jean-Marie Rausch, Metz est une des dernières villes de France à posséder une régie d’électricité en propre, qui lui rapporte 8,5 millions d’euros par an, ce qui reste ça de moins à payer par les impôts.

Des impôts stables pour la ville de Metz, mais en augmentation pour les Messins

Les taux d’imposition de Metz s’élèvent à 18,09 % pour la taxe d’habitation et 17,21 % pour la taxe foncière. En 2009, la taxe d’habitation s’élevait à 17,74 % et la taxe foncière à 16,71 %. Si ces taux sont plutôt stables, les Messins paient quand même de plus en plus d’impôts. En cause : des hausses du côté du département, de la communauté d’agglomération, et des bases de calcul (valeur locative du logement) qui tiennent compte chaque année de l’inflation.

Pour comparer avec d’autres villes, le taux de la taxe d’habitation était en 2011 de 33,54 % à Lille, 21,3 % à Lyon, mais 11,42 % à Nancy.

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